Weber utilise des cookies pour vous offrir le meilleur service.
En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies de ce site. Pour en savoir plus

Weber - Saint-Gobain

Architecture et solutions techniques

 

Architecture et points singuliers

Parce que les volumes architecturaux ne sont pas toujours compacts et nécessitent des ouvertures dans la plupart des façades, la conception d’un bâtiment isolé par l’extérieur nécessite un traitement en détail des points singuliers.

Voici quelques exemples...

Nez-de dalles et refends

L’isolation par l’extérieur qui passe devant les nez de dalle et les murs de refends permet de supprimer les ponts thermiques.
Cependant en rénovation, il n’est pas rare de devoir traiter des
saillies importantes de ceux-ci en façade.
Dans ces cas, l’isolation extérieure enveloppe totalement les parties sortantes sur toutes leurs faces verticales. Sur les faces horizontales éventuelles, un traitement avec des profilés de recouvrement et un isolant est généralement sélectionné.
Important : si l’isolant reste de même performance sur toutes les faces son épaisseur minimum ne doit pas varier.

Balcons et loggias

Dans le cas de balcons ou loggias, la dalle se continue classiquement de l’intérieur vers l’extérieur. Le pont thermique est alors très important.
En construction neuve, l’utilisation des rupteurs de ponts thermiques dans la maçonnerie, est une solution souvent utilisée mais contraignante (voir producteurs spécialisés).
Si l’architecture le permet, les balcons ou loggias peuvent également être disjoints des bâtiments avec une structure autoporteuse.
Dans ce cas, il faut veiller à traiter les joints entre la structure rapportée et la façade, afin d’éviter les coulures d’étage à étage de l’eau de pluie ou d’usage domestique (nettoyage des sols, surarrosage des jardinières...).

Jonctions avec surfaces horizontales

Jonction avec le sol

L’isolation par l’extérieur avec enduit est arrétée à 15 cm au dessus du nu du sol.
La continuité de l’isolation doit cependant être réalisée sur la paroie enterrée.

Exemple de traitement :
1 : mortier de collage de l’isolant enterré.
2 : mis en oeuvre par le maçon lors de la construction ou après réalisation de fouilles en rénovation, application, en retrait de l’épaisseur du système l’isolation thermique par l’extérieur principal, de panneaux isolants en polystyrène de haute densité 30 kg/m3, enterré jusqu’à la semelle ou au moins 1 m si la paroi le permet.
Remarque : des panneaux isolants drainants voir imperméabilisés en face extérieure et souvent collés avec le bitume d’imperméabilité de la maçonnerie constituent une autre option.
3 : sous-enduit mince I.T.E. armé.
4 : mortier d’imperméabisation des parois enterrées exemple : weber.dry plus.
5 : revêtement décoratif type peinture.
6 : système d’isolation thermlque par l’extérieur en façade arrêté à
+ 15 cm du sol avec rail de départ ou profilé faisant effet goutte d’eau.

Jonction avec une terrasse ou un balcon :

Exemple de principe pour la jonction avec :

  • une dalle non isolée, schéma a
  • une dalle isolée, schéma b

Positionnement des menuiseries

Les traditions dans la manière d’habiter en France, sont parfois différentes de celles de nos voisins européens. En ce qui concerne l’isolation thermique par l’extérieur, l’habitude des ouvrants « à la française » constitue un handicap certain pour éviter les ponts thermiques. En effet dans les pays anglo-saxon, les ouvrants en guillotine, oscillo-battants etc... permettent de situer les
menuiseries sans aucun souci sur la face externe des façades. Ceci permet une continuité aisée entre l’isolant et les baies.
Dans nos régions, cette position condamne les ouvrants à la française à une ouverture limitée (90° environ) et positionne donc les menuiseries ouvertes dans la surface intérieure aux dépends de l’habitabilité, sauf à créer des bisauts importants dans l’épaisseur de la maçonnerie pour envisager des ouvertures supérieures.
A l’opposé, positionner les menuiseries sur la face intérieure de la maçonnerie, va nécessiter de réaliser un couloir d’isolant tout autour de la baie afin d’éviter les ponts thermiques.
Des solutions intermédiaires peuvent cependant être envisagées.

Menuiseries en applique au nu intérieur

Avantages

  • ouverture des vantaux à la française à 180°,
  • facilité d’approvisionnement et de pose des menuiseries par l’intérieur,
  • le dormant permet de réaliser la finition des angles intérieurs,
  • intégration aisée des volets roulants.

Inconvénients

  • isolation en tunnel de la baie par l’extérieur. Pour un isolant en façade de 10 cm d’épaisseur, prévoir un retour en tableau de la même épaisseur d’isolant (latéralement, en sous-face et sous pièce d’appui) pour ne pas dégrader les performances du système d’isolation,
  • larges tapées de menuiseries pour accueillir le retour en épaisseur
    de l’isolant extérieur avec baguettes de recouvrement éloignées des ouvrants.

Menuiseries en applique à l’extérieur en continuité avec le système isolant

Avantages

  • pas de retour en tunnel de l’isolation par l’extérieur,
  • solution adaptée à de fortes épaisseurs d’isolants,
  • fixation des menuiseries avec des systèmes de pattes règlables.

Inconvénients

  • angle d’ouverture des battants limité à 90 ou 100° maximum,
  • réalisation et finitions des tableaux intérieurs à prévoir avec un enduit de surfaçage par exemple + raccords spécifiques à prévoir avec un éventuel doublage intérieur par plaques de plâtres,
  • détails d’isolation à prévoir pour des volets roulants,
  • manutention et pose des menuiseries par l’extérieur des bâtiments (via l’échafaudage etc...).

Menuiseries en applique au nu extérieur de la maçonnerie

Avantages

  • finition de l’isolant extérieur réalisé directement sur son épaisseur,
  • pas de retour d’isolation en tableau,
  • approvisionnement et pose des menuiseries par l’intérieur,
  • facilité de pose de volets roulants monoblocs.

Inconvénients

  • angle d’ouverture des battants limité de 90° à 130°

Isolation d'un coffre de volets roulants

Acrotères

Le passage d’un acrotère constitue un risque important de pont thermique si l’isolation par l’extérieur monte au droit de la façade sans prévoir un retournement sur les autres faces.

Une couverture avec un profilé spécifique sur isolant est utilisé en couronnement.

Sur la face intérieure, prévoir un isolant thermique d’épaisseur équivalente à la façade avec les protections et remontées d’imperméabilité en surface de la dalle.

Raccords sous-toiture

La zône de jonction entre le débordement d’une charpente et la montée de l’isolation verticale à l’extérieur de la façade crée une série de ponts thermiques potentiels.
Le traitement des combles avec de laine minérale soufflée par exemple peut permettre de limiter les difficultés. De même l’usage fréquent de panneaux auto-portants avec un complexe isolant en support de couverture, facilite le traitement de la continuité des isolants.

Fixations dans les isolants

Gonds de volets battants.
Descentes d’eau pluviales.

Accessoires positionnés en façade

Quand la position des menuiseries ne permet pas d’y intégrer des éléments de fixation (précadres...) ou pour toutes les parties courantes, la fixation d’éléments uniquement dans l’isolant posé n’est pas réaliste. Il faut donc traverser cet isolant pour atteindre une maçonnerie solide ou ajouter des éléments à la place du polystyrène standard.
Quand l’épaisseur de l’isolant est très importante la fixation peut devenir problématique avec des accessoires courants.

Méthode de travail :

Découpe de l’isolant en façade.

Remplacement de la pièce découpée par un bouchon d’isolant haute densité.

Collage puis percement central pour intégration d’un élément traversant avec fixation dans la maçonnerie.

Variante : découpe de l’isolant. Réalisation d’un scellement chimique puis calfeutrement avec une mousse polyutéthanne.

Des accessoires standards existent pour traverser des isolants même en 200 mm d’épaisseur ou, en rénovation, rallonger des gonds, arrêts de volets...