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Weber - Saint-Gobain

Glossaire

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Source : DICOBAT - Ed. ARCATUR - 75007 Paris © - www.arcature.fr

Additif n.m.

Élément qui est ajouté à un produit pour modifier ou améliorer certaines de ses caractéristiques.

 

Adjuvant n.m.

Produit chimique que l'on incorpore en faible proportion dans les bétons et mortiers, afin de modifier, d'améliorer ou de compléter certaines de leurs caractéristiques. Nous ne saurions citer ici tous les adjuvants utilisés dans la fabrication des matières plastiques, colles, peintures, résines, etc. Pour le béton et les mortiers, les principaux adjuvants peuvent être classés en trois groupes, suivant leurs fonctions : Adjuvants agissant sur le délai de prise et de durcissement : -les accélérateurs, qui raccourcissent le délai entre l'hydratation des liants et leur prise ; ce sont soit des chlorures (de calcium, de sodium), soit certains alcalis (soude, potasse, ammoniac) ou leurs sels (sulfate de potasse ou de soude). Les dosages indiqués par les fabricants doivent être strictement respectés. L'emploi des accélérateurs chlorés, à cause de leur action corrosive sur les fers d'armature, est réglementé (DTU 21-4), et interdit pour certains bétons. -les retardateurs : ils agissent en sens inverse, allongeant le délai entre l'hydratation des particules d'un liant et le début de sa prise. Également incorporés à très faible dose, ce sont soit des hydrates de carbone (sucres, glucose, amidon, cellulose), soit divers acides ou sels d'acides, ou encore l'oxyde de zinc, ou des phosphates alcalins. Adjuvants agissant sur la plasticité et la compacité : -les plastifiants : produits sous forme pulvérulente, qui améliorent l'ouvrabilité et la maniabilité des matériaux : ce sont la bentonite, la chaux grasse, les fillers calcaires (calcaire broyé), les pouzzolanes, les cendres volantes, et surtout le kieselguhr. En général, ils jouent aussi le rôle de rétenteurs d'eau, limitant ainsi les risques de dessiccation prématurée des mélanges. -les fluidifiants, dits réducteurs d'eau, produits qui permettent d'abaisser, à ouvrabilité égale, le taux d'eau de gâchage de 10 à 15%, et donc d'améliorer les qualités mécaniques en diminuant le retrait: incorporés à cette eau de gâchage à raison de moins de 1% du poids de ciment, ils facilitent le mouillage des particules de liant, empêchent leur floculation en grumeaux, et jouent un rôle de lubrifiant dans les mélanges : ce sont surtout des lignosulfonates, savons de résines ou détergents de synthèse. -les entraîneurs d'air, liquides qui ont pour effet de créer d'innombrables petites bulles d'air qui améliorent la plasticité par réduction des frottements (comme les billes d'un roulement à billes) ; par ailleurs, ces micro-bulles d'air constituent autant de petites chambres de compression en cas de gel : les entraîneurs d'air ont donc aussi un rôle antigélif (V. plus loin). Ce sont en général des sulfonates, ou des savons alcalins d'acides gras. Adjuvants améliorant la résistance aux agents externes : -les antigels (ou pare-gel), qui protègent le matériau contre les effets du gel jusqu'au durcissement (interruption de la prise et du durcissement, et éclatement par gonflement). On utilise souvent le chlorure de calcium, ou l'aluminate de sodium, jouant le rôle d'accélérateur, en les associant avec un entraîneur d'air. -les antigélifs, à ne pas confondre avec les antigels, ont pour rôle de protéger les bétons durcis contre les effets du gel : les antigélifs les plus courants sont les entraîneurs d'air (V. plus haut). -les hydrofuges, destinés à améliorer l'étanchéité des bétons et mortiers en réduisant les possibilités de pénétration capillaire de l'eau. On distingue les hydrofuges de masse, incorporés dans l'eau de gâchage ou pendant le malaxage du matériau, et les hydrofuges de surface, appliqués à la brosse ou par pulvérisation après durcissement. Ces hydrofuges sont en général des silicones, des fluosilicates, des colloïdes, ou des résines. -les produits de cure; appliqués à la surface des bétons, ils constituent un film superficiel qui évite l'évaporation prématurée de l'eau de gâchage et maintiennent l'hydratation nécessaire : on utilise des émulsions de paraffines, cires, huiles, résines.

Anticryptogamique adj. et n.m.

Qualifie tout produit dont l'action détruit ou empêche la prolifération des microvégétaux (algues, lichens, moisissures et champignons parasites) en particulier sur les toitures et sur les murs. De tels produits sont souvent incorporés, à titre préventif, dans les peintures et les enduits de parement prêts à l'emploi. Syn.: algicide, antifungique, antimousse, fongicide, myocide.

Antigraffiti adj. invar.

Qualifie certains revêtements muraux qui, soit par leur rugosité de surface, soit au contraire par leur émaillage lisse, rendent difficiles les graffiti, inscriptions à la craie, au charbon, au pinceau, etc. Par contre, il existe peu d'armes dissuasives contre les inscriptions faites avec des peintures en bombes aérosols. Il faut dans ce cas recourir aux solutions curatives de nettoyage (eau sous pression, détergents, etc.)

 

Antimousse adj. et n.m.

Adjuvant incorporé à certains enduits, mortiers, colles et peintures pour empêcher la formation d'écumes indésirables lors du malaxage et de la mise en oeuvre de ces matériaux. Produit évitant le développement d'écumes dans les installations d'évacuation et de traitement des eaux usées. Produit biocide, ou anticryptogamique, empêchant la prolifération de mousses végétales et de lichens sur les toitures et sur les murs.

Antisalpêtre adj. et n.m.

Qualifie un produit d'assainissement ou d'assèchement des murs humides, qui a pour effet de supprimer la cause de formation de salpêtre, et de détruire le salpêtre existant.

Autolissant adj.

Qualificatif des enduits de ragréage ou de lissage des sols, qui ont pour particularité de se répartir facilement, à la lisseuse (certains même au balai), puis de se tendre en corrigeant d'eux-mêmes, par fluage, les inégalités laissées par l'outil d'étalement. V. aussi Autonivelant.

Bétonnage n.m.

Mise en oeuvre du béton sur chantier. Maçonnerie en béton. Les bétonnages par temps chaud, par temps de gel, sous l'eau, en mer, etc. font l'objet de mesures et de précautions particulières.

Biocide n.m. et adj.

Désigne un produit de traitement ou un adjuvant ayant pour fonction de détruire les micro-organismes vivants (acariens, bactéries, etc.). Syn.: anticryptogamique, bactéricide.

Bitumineux adj.

Qui contient du bitume, ou qui présente les caractéristiques du bitume.

Calepinage n.m.

Établissement d'un calepin. Représentation sous forme de calepin du détail des joints d'une façade, du découpage en panneaux d'un enduit de parement, ou des motifs d'un revêtement associant plusieurs couleurs.

Ciment-colle

Mortier adhésif à base de ciment (blanc ou gris), de sables, de résines et d'adjuvants (rétenteurs d'eau, plastifiants...), destiné à la pose collée des carrelages au sol et sur les murs. Il est préférable de parler de mortier-colle.

Corps d'enduit

Couche la plus épaisse d'un enduit traditionnel, entre le gobetis et l'enduit de parement.

Corrosion n.f.

Attaque et destruction lente de la surface des matériaux par l'action des agents chimiques (surtout sels dissous et acides). Sur les métaux, la corrosion est une oxydation; elle est évitée préventivement par les traitements électrolytiques, zingage, étamage, chromage, etc., ou par les revêtements et peintures anticorrosion.

CPT

Cela signifie : Cahier de Prescriptions Techniques d'exécution

Crépi n.m.

Autrefois, ce mot désignait surtout les couches grossières de plâtre appliquées sur les maçonneries et les pans de bois, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, et sur les augets des plafonds ; à l'extérieur, il désignait la sous-couche destinée à recevoir un enduit de finition. Aujourd'hui, le crépi désigne de façon large les enduits de parement des façades, et plus spécialement les enduits minces de finition (3e couche des enduits suivant DTU 26.1) : mouchetis, enduits plastiques prêts à l'emploi (tramés au rouleau, talochés, ribbés, etc.).

Cryptogamique adj.

Relatif aux familles de végétaux qui comprennent les champignons, les moisissures, les mousses et les lichens. Dans le bâtiment, les végétaux cryptogamiques qui attaquent les bois, ou qui prolifèrent sur les toitures et les murs humides sont détruits par les produits anticryptogamiques du commerce (souvent des solutions à base d'oxydes de cuivre) ; après application, à la brosse ou par pulvérisation, il faut attendre quelques semaines pour constater leur effet.

CSTB

Centre Scientifique et Technique du bâtiment

Cure n.f.

Désigne divers procédés qui favorisent un bon durcissement du béton, en empêchant en particulier l'évaporation de l'eau nécessaire.

Cuvelage n.m.

Ouvrage d'étanchéité des parois d'un local souterrain, d'une cuve, d'un réservoir, etc., réalisé avec un enduit étanche (mortier fortement hydrofugé, ou mortier de résines synthétiques). La fonction principale d'un cuvelage consiste à résister aux pressions hydro-statiques sous-jacentes en terrain humide ou à proximité de nappes phréatiques. V. le DTU 14.1.

Débullage n.m.

Rebouchage, avec un enduit ou mortier fin de ragréage, des bulles d'air incluses dans le béton, et apparentes à sa surface après décoffrage (V. Bullage).

Décoffrant n.m. et adj.

Désigne tout agent ou produit antiadhérent appliqué sur les banches et peaux de coffrage des bétons pour faciliter le décoffrage ; souvent syn. de démoulant.

Dégrossi n.m.

Enduit appliqué et dressé grossièrement sur une maçonnerie, pour servir de sous-couche à un enduit finement taloché ou à un enduit de parement hydraulique épais (ciment-pierre grésé, enduit gratté, etc.). Désigne en général l'ensemble formé par un gobetis et un corps d'enduit ; si l'épaisseur dépasse 2 cm, on parlera plutôt de renformis. Le dégrossi désigne aussi parfois la première couche d'un enduit bicouche.

Dessiccation n.f.

Action de dessécher, ou de se dessécher ; élimination de l'eau contenue dans un corps, un matériau ou un ouvrage. - la dessiccation des bétons et enduits hydrauliques, si elle intervient trop tôt (dessiccation prématurée), interrompt leur processus de prise ou de durcissement. Le gâchage s'effectue toujours avec une quantité d'eau très supérieure au minimum théoriquement nécessaire, pour des raisons de maniabilité, mais son élimination doit être assez lente pour ne pas tomber au-dessous du seuil nécessaire. Pour cette raison, on protège la surface des dalles de béton frais exposées au vent et au soleil avec des produits de cure. Les enduits de parement hydrauliques minces sont particulièrement sensibles à l'action desséchante du vent, encore plus que du soleil, surtout si leur surface développée est importante du fait de leur relief (cas des enduits tyroliens). D'oú l'importance de l'arrosage des enduits, par temps sec, le lendemain de leur application. Un béton ou un enduit qui n'ont pu faire leur prise ou durcir normalement par suite d'une dessiccation sont dits brûlés ou grillés. L'incorporation d'adjuvants rétenteurs d'eau dans les enduits minces et ragréages permet de pallier cette dessiccation prématurée.

DTU

Cela signifie : Document Technique Unifié

Enduit n.m.

Mélange pâteux ou mortier avec lequel on recouvre une paroi de maçonnerie brute, apppelée support, en général pour lui donner une surface uniforme et plane, et éventuellement d'autres caractéristiques ; à l'extérieur, pour la protéger des intempéries et souvent constituer un parement uniforme à caractère décoratif.

Enduits de parement n.m.

Ce sont tous les enduits de finition à caractère décoratif qui n'assurent pas, à eux seuls l'imperméabilisation des façades : ils sont appliqués soit en finition des enduits traditionnels, soit sur béton. On distingue : -les enduits de parement hydrauliques, mortiers teintés dans la masse, à base de ciment blanc (enduits dits ciment-pierres), de ciment et de chaux, de chaux aérienne, ou encore, plus rarement, de plâtre-chaux. Ces enduits sont soit fournis prédosés, en sacs prêts à gâcher, soit confectionnés par mélange sur chantier. Selon leur composition, la nature et la granulométrie de leurs charges, ils se prêtent à divers types d'application et de finitions : mouchetis tyroliens, tyro-liens écrasés, enduits grattés, râclés, grésés (imitation de la pierre), lavés, jetés-truelle (Sud), pochés, ripatés, ribbés (Est de la France), etc. -les enduits de parement plastiques, dont la désignation officielle est revêtements plastiques épais, ou R.P.E.: ce sont les enduits à base de liants organiques de synthèse (résines en dispersion aqueuse) fournis en pâte prête à l'emploi, en seaux ou en bidons. L'appellation RPE ne concerne que les enduits dont la consommation, au moins égale à 1,5 kg par m2, permet de considérer qu'ils apportent aux parois un complément d'imperméabilisation. Ces enduits se présentent sous trois formes principales : -les enduits granités, composés d'un liant d'aspect laiteux qui devient transparent au séchage, et de granulats de marbre calibrés ; ces enduits sont appliqués à la lisseuse, sur une épaisseur finie de 4 à 6 mm ; certaines formules, à granulat plus fin, sont appliquées par projection avec un équipement pneumatique ; -les enduits ribbés, pigmentés, appliqués à la lisseuse sur 2 à 2,5 mm d'épaisseur, puis striés (ribbés) en faisant rouler sous la lisseuse les plus gros granulats. -les enduits tramés, ou roulés, pâtes pigmentées appliquées au rouleau ou à la lisseuse sur environ 2 mm, puis structurées en relief par le passage d'un rouleau formant des reliefs à crêtes plus ou moins prononcées (Voir Enduit ill. 1).

Entraîneur d'air n.m.

Adjuvant qui a pour fonction de développer, dans le béton ou les mortiers, une myriade de petites occlusions d'air qui améliorent la plasticité, dès lors qu'elles occupent plus de 3% du volume total. Les entraîneurs d'air sont généralement des acides gras ou des produits sulfonés, incorporés à très faible dose (moins du millième du poids de ciment). Le micro-bullage ainsi formé a pour effet complémentaire d'améliorer la résistance au gel des bétons, et de limiter leur ressuage.

Farinage n.m.

Formation pulvérulente et non-adhérente à la surface d'une peinture ou d'un enduit. Le farinage a souvent pour origine l'action conjuguée de l'air, de l'eau de pluie et des radiations solaires (rayons UV). GB : dusting (plaster), chalking (paint).

Fissure n.f.

Désigne de façon générale toute fente visible affectant la surface d'une maçonnerie, d'un enduit, d'un dallage ou d'un appareil sanitaire. Par convention, une fissure a entre 0,2 et 2 mm de largeur ; au-dessous, il s'agit d'un faïençage ou d'un simple fil; au-dessus de 2 mm, c'est une lézarde. Lorsque l'on constate la présence d'une fissure dans une maçonnerie, il faut toujours déterminer la cause de sa formation, et son évolution probable. Pour la plupart, les fissures n'ont qu'un inconvénient esthétique, et sont vite stabilisées : fissures de retrait, ou de mouvement différentiel à la jonction de deux matériaux de nature différente (par ex. bois/brique), coups de sabre dans les cloisons lors de la mise en compression d'un bâtiment. Les fissures deviennent graves lorsqu'elles portent atteinte à l'imperméabilité des parois (fissures pénétrantes laissant passer l'eau de pluie à travers un mur exposé) ; plus graves encore sont les fissures qui traduisent un affaissement des fondations, ou des mouvements du sol.

Fixateur n.m.

Produit très fluide, à base de résines en solution, à appliquer en sous-couche de certains ragréages, revêtements et enduits. Il sert en général à réduire l'absorption du support (plâtre, chaux, bois, béton cellulaire), à fixer les particules pulvérulentes et à durcir les surfaces.

Gobetis n.m.

Mince couche de mortier, irrégulière et rugueuse, appliquée en couche préparatoire d'accrochage d'un enduit. Projeté mécaniquement ou à la truelle, le gobetis compose la première couche des enduits traditionnels en mortier de ciment, et la plus riche (la plus dosée) en liant; on doit attendre 3 jours avant d'appliquer ensuite le corps d'enduit.

Gros oeuvre n.m.

Ensemble des ouvrages d'un bâtiment qui composent son ossature et assurent sa stabilité, par opp. au second oeuvre, qui assure son étanchéité, son équipement, son isolation thermique, sa décoration, etc.

Héberge n.f.

Ligne qui correspond à la limite de mitoyenneté d'un mur séparatif commun à deux constructions accolées ou adossées, de hauteur inégale (Voir Héberge ill.). Dans le cas de deux bâtiments contigus et de hauteur inégale, l'héberge est le niveau jusqu'oú un mur est considéré comme mitoyen. Par déformation, désigne aussi la surface mitoyenne ainsi délimitée sur la partie de mur qui dépasse la construction la plus basse ; la surface de mur qui dépasse au-dessus de l'héberge est réputée appartenir au propriétaire de la construction la plus haute, sauf titre ou marque de propriété contraire.

Huile de décoffrage n.f.

L'huile de décoffrage est un liquide antiadhérent utilisé comme agent de démoulage sur les coffrages des bétons ; ces huiles utilisées doivent être facilement saponifiables (V. Saponification), de façon à ne pas empêcher l'adhérence ultérieure d'enduits ou revêtements.

Hydrofuge (de masse) n.m. et adj.

Produit imperméabilisant, ayant pour effet d'interdire ou de ralentir le cheminement de l'eau ou sa pénétration dans les matériaux, et de les préserver contre les effets de l'humidité. On distingue généralement : -les hydrofuges de masse : ce sont des adjuvants soit en doses liquides, soit en poudre, à incorporer dans les enduits, mortiers et bétons au moment de leur malaxage ; les dosages préconisés ne doivent pas être dépassés afin de ne pas nuire à une hydratation homogène des liants, rendue plus difficile par la présence d'hydrofuges.

Hydrofuge (de surface) n.m. et adj.

Produit imperméabilisant, ayant pour effet d'interdire ou de ralentir le cheminement de l'eau ou sa pénétration dans les matériaux, et de les préserver contre les effets de l'humidité. On distingue généralement : -les hydrofuges de surface : ce sont des produits qui modifient les caractéristiques de capillarité ou qui obstruent les pores superficiels des bétons, des enduits, du bois, etc. Ils se présentent sous forme liquide, en général incolore, pour être appliqués comme des peintures à la brosse, au rouleau ou par pulvérisation. On trouve des hydrofuges de surface à base de résines (silicones, époxydes, polyesters, acryliques, vinyliques), de sels divers (fluosilicates, siliconates), de caoutchouc (néoprène en solution), de produits bitumineux...

Imperméabilisation n.f.

Protection contre le passage de l'eau à travers une paroi ou un revêtement. Par opp. à l'étanchéité, une bonne imperméabilisation n'empêche pas le passage de l'air ou de la vapeur d'eau : les parois et revêtements imperméabilisés sont dans ce cas dits respirants).

Isolation acoustique n.f.

L'isolation acoustique (plutôt que isolation phonique) des locaux désigne, de façon générale, toute technique mise en oeuvre pour atténuer, voire supprimer, la transmission de sons aériens ou solidiens, depuis leur source d'émission jusqu'à leur réception, dans le local considéré.

Isolation thermique n.f.

L'isolation thermique par l'extérieur peut être faite : par collage ou fixation mécanique de panneaux d'isolant, revêtus ensuite d'un enduit armé, hydraulique ou plastique (revêtement du type RPE) ; par collage ou fixation de panneaux isolants à parement intégré, dits panneaux de vêture; par réalisation d'un bardage isolant, ou bardure. Plusieurs fabricants proposent aussi des mortiers isolants à enduire en forte épaisseur (5 à 8 cm) ; ces mortiers hydrauliques allégés, à granulats de billes de polystyrène expansé, sont ensuite revêtus d'un enduit de chaux spécial. Ils constituent, dans de nombreux cas, un excellent complément d'isolation thermique. Toutes ces techniques relèvent d'une procédure d'Avis Technique.

Lézarde n.f.

Longue fente qui, dans la maçonnerie d'une construction, suit en zigzag une direction générale franche ; elle traduit soit un mouvement ou un tassement du terrain, soit une insuffisance ou une rupture de chaînage. La lézarde intéresse toute l'épaisseur de la paroi concernée : elle est donc infiltrante.

Maniabilité n.f.

État de consistance et de plasticité d'un mortier ou d'un béton tel qu'ils puissent être transportés, manipulés et mis en oeuvre, que ce soit par gravité, par projection, par talochage ou en jeté à la truelle ; syn.: ouvrabilité, workabilité.

Minéralisation n.f.

Traitement de consolidation ou induration des ouvrages dont la pierre a été dégradée et rendue friable par une dissolution des liants sous l'action des agents atmosphériques et pluies acides ; minéraliser ou indurer la pierre consiste à faire pénétrer par capillarité des solutions à catalyseur dont la réaction de durcissement aboutit à la formation d'un gel de silice (SiO2 aqua), qui reconstitue dans la pierre une structure nouvelle et durable. (procédé Sté du Ciment Métallique).

Modénature n.f.

Proportions et disposition de l'ensemble des moulures et membres d'architecture qui caractérisent une façade ; l'étude des modénatures permet de différencier les styles et, souvent, de dater la construction des bâtiments.

Monocouche adj. et n.m.

MAÇONN.: nom générique de la famille des enduits d'imperméabilisation et de parement des façades, fournis en sacs prêts à gâcher pour une application, en général par projection pneumatique, en deux passes successives à quelques heures d'intervalle. Un seul mortier de ciment, teinté dans la masse et hydrofugé, remplace donc les trois couches des enduits traditionnels (gobetis, corps d'enduit et finition), pour une épaisseur totale de 12 à 15 mm (au lieu de 20 à 25), et dans un délai d'exécution très court. En contrepartie de ses avantages, cette technique implique le respect des préconisations, en particulier de stabilité des supports et d'épaisseur minimale (pour l'imperméabilisation), et de température minimale de mise en oeuvre (pour éviter toute carbonatation inesthétique). Aujourd'hui, plus de la moitié des surfaces de façades enduites le sont avec des monocouches. La plupart des produits proposés se prêtent à plusieurs finitions, en particulier brut de projection (pommelé rustique), rustique écrasé et gratté. Les enduits monocouches relèvent de la procédure d'Avis Technique ; un C.P.T. (Cahier du CSTB n°1777) fixe les conditions générales de mise en oeuvre communes à ces enduits.

Mortier n.m.

Mélange composé d'un liant (hydraulique, aérien ou synthétique), de granulats, charges inertes constituant le squelette ou l'ossature du mortier (sables, fillers, granulats de diverses matières) et, éventuellement, de pigments colorants, d'adjuvants, ou d'ajouts divers. Les mortiers sont utilisés pour lier (maçonner des éléments taillés ou moulés), pour enduire (imperméabilisation et parement des murs, chapes et lissage des sols), mais aussi pour coller, ragréer, jointoyer, isoler, obturer, sceller, etc.

Mouillant adj.

Qualifie un adjuvant ou un agent qui a pour effet d'abaisser la tension superficielle à l'interface entre les corps solides et les liquides : un agent mouillant facilite la dispersion des charges (poudres, fillers, etc.) dans un liquide, ainsi que l'étalement des produits fluides sur les supports solides. Les détergents sont des agents mouillants efficaces.

Passivation n.f.

Traitement protecteur des métaux ferreux par phosphatation à chaud ou à froid (syn.: parkérisation), avant leur mise en peinture. Les agents passivants sont généralement des solutions de phosphates acides de métaux lourds.

Plastifiant n.m. et adj.

Adjuvant des bétons et des mortiers, destiné à améliorer leur plasticité et leur ouvrabilité. On distingue : -les plastifiants réducteurs d'eau (sulfates et sulfonates) ; ayant un effet fluidifiant, ils réduisent la quantité d'eau de gâchage nécessaire, émulsionnent les mélanges et les rendent plus ou moins thixotropes; -les plastifiants rétenteurs d'eau ; ce sont des produits très hydrophiles tels que l'acétate de polyvinyle en poudre, les stéarates ou le kieselguhr; leur aptitude à retenir l'eau permet d'utiliser en faible épaisseur les mortiers ainsi adjuvantés, sans risque de dessiccation prématurée. V. Norme NF P 18-335 (Adjuvants pour bétons, mortiers et coulis. Plastifiants). Des ajouts plastifiants sont également incorporés dans de nombreuses matières plastiques et dans le caoutchouc ; leur tendance à ressuer à la surface des éléments, et leur élimination progressive à l'air peut présenter des inconvénients de durcissement (caoutchoucs cuits, plastiques cassants). En général gras, ces plastifiants compliquent le collage des matériaux qui en contiennent (cas de certains revêtements de sols plastiques).

Ragréage n.m.

Enduction partielle ou discontinue sur une maçonnerie (surtout sur le béton banché) d'un mortier fin spécial, pour obturer les cavités (bullage, nids de gravillons, épaufrures) et niveler les défauts de surface (flaches, ressauts, désaffleurements de raccords de banches, balèvres...), afin d'obtenir une surface plane et unie et de pouvoir y appliquer une peinture ou un enduit plastique. Les enduits de ragréage, peu sensibles à la dessiccation, supportent d'être appliqués en couches variant de 0 à 8 mm. Le ragréage ne concerne en principe que les zones verticales et sous-faces en béton dont l'état de surface est médiocre. On ne doit donc pas utiliser ce mot pour désigner les ouvrages de lissage des chapes et dalles de béton, qui font appel à d'autres mortiers spéciaux aux propriétés autonivelantes.

Réfractaire adj.

Se dit d'un matériau qui, du fait de sa résistance aux températures élevées, peut être utilisé pour la construction et le revêtement des parois intérieures des fours, foyers de cheminées, poêles, etc.: argile réfractaire, brique réfractaire, ciment réfractaire.

Régulateur adj. et n.m.

maçonn.-revêt.: liquide appliqué en couche primaire sur un subjectile, avant que ne soit appliqué un revêtement plastique, afin d'uniformiser l'absorption et la couleur du fond.

Reprise de bétonnage n.f.

Liaison entre un béton frais que l'on coule et un béton déjà durci, ou en cours de durcissement. Cette liaison constitue un point faible si l'on ne prend pas certaines précautions : au minimum, humidification du béton durci ; de préférence, application d'une barbotine de ciment adjuvantée avec un adhésif (acétate de polyvinyle liquide du type p.c.i.). Si la reprise doit présenter une adhérence très élevée, on a recours au collage avec des résines époxy des spéciales qui durcissent en milieu aqueux.

Retardateur (de prise, R.P.) n.m.

Adjuvant incorporé dans un liant (ciment, plâtre), ou disposé sur la surface d'un coffrage, pour retarder le début de sa prise en ralentissant l'hydratation de ses particules, sans modifier ses propriétés ; opp.: accélérateur.

Salpêtre n.m.

Cristaux blancs anhydres et laineux de nitrate de potassium, qui se développent sous forme d'efflorescences à la base des vieux murs humides et mal ventilés. Soluble dans l'eau (surtout dans l'eau chaude), le salpêtre a une action oxydante sur les métaux, mais, contrairement à une opinion répandue, il ne dégrade pas les maçonneries. Utilisé dans la fabrication des poudres explosives, il est aujourd'hui produit par l'industrie chimique ; mais autrefois, il était collecté dans les caves humides par un spécialiste, le salpêtrier.

Soubassement n.m.

Sol sous-jacent d'une construction : par ex., un soubassement argileux. Partie inférieure d'un mur, souvent en empattement de quelques cm sur le nu de la façade, parfois aussi en retrait, par arrêt d'un enduit suivant une ligne horizontale à une quinzaine de cm au-dessus du sol, ou au niveau du plancher du rez-de-chaussée.

Sous-enduit n.m.

Enduit de ciment traditionnel réalisé en deux couches (gobetis et corps d'enduit), et destiné à recevoir en finition un enduit de parement mince, hydraulique ou plastique, ou une peinture. Lorsqu'un sous-enduit est appelé à être revêtu d'un enduit de parement hydraulique de plus de 4 ou 5 mm (du type ciment-pierre ou enduit de chaux grasse), sa surface est dressée mais non talochée; tandis que pour recevoir un mouchetis tyrolien, un enduit de parement plastique (RPE ou RSE), ou une peinture, le sous-enduit est finement taloché à la taloche feutrée (mais pas lissé au fer).

U.P.E.C.

Ce sigle, qui signifie : Usure ou usage - Poinçonnements - tenue à l'action de l'Eau - tenue aux agents Chimiques, sert à codifier en France d'une part les performances minimales à attendre des sols des différents types de locaux, d'autre part les caractéristiques correspondantes offertes par chaque type de revêtement de sols. Chacune de ces quatre caractéristiques est évaluée par un indice de performance croissante : U (usage, résistance à l'usure), U1 à U4 : U1 = locaux privatifs à trafic faible ; U2 = locaux privatifs à trafic normal ; U2s = indice intermédiaire pour locaux privatifs à trafic important, ou locaux collectifs à trafic faible ; U3 = locaux collectifs à trafic normal ; U4 = locaux collectifs à fort trafic. P (poinçonnements par le mobilier statique ou mobile), P1 à P3 : P1 = pour locaux à trafic pédestre et mobilier fixe ; P2 = pour locaux à mobilier mobile en usage normal ; P3 = pour locaux sans restriction de trafic et de mobilier. La résistance au poinçonnement des supports des revêtements (enduits de lissage, panneaux porteurs, etc.) doit évidemment être en rapport avec celle du revêtement. E (tenue à l'eau), E0 à E3 : E0 = pour locaux secs, à entretien par voie sèche ; E1 = pour locaux secs, à entretien humide occasionnel ; E2 = pour locaux humides, ou entretien usuel par voie humide ; E3 = pour locaux humides en permanence et entretien à grande eau. C (tenue aux agents chimiques), C0 à C3: C0 = utilisation exceptionnelle de produits ménagers ; C1 = utilisation occasionnelle de produits ménagers ; C2 = utilisation fréquente de produits ménagers ; C3 = utilisation normale de produits particuliers.